En avant route 2015.. Barcelone du Gers – Miramont-Sensacq 22 km (Etape 3) © Jacotte

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Partis sous une pluie drue, couverts par de seyantes capes de pluie. Faudra quand même qu’on m’explique pourquoi dès qu’on fait 10 pas avec…on a l’impression d’être dans un sauna et qu’on ne perd pas un gramme.
Escroquerie totale !
Je grogne mais la météo a eté clémente par la suite, 1 heure de pluie en tout et pour tout…on a été chanceux sur ce coup là.
On est quand même partis le pied léger, ce truc totalement improbable quand je pense que nous étions des loques la veille.
Je ne m’explique jamais ce phénomène de baleine échouée et perclue de douleurs au coucher qui se transforme en gardons frétillant au lever.
Ça me rend bien service cette histoire…alors je prends.
C’est le troisième jours, nos corps commencent à faire ce qu’on leurs demandent, ils voient bien que ça ne va pas s’arrêter tout de suite cette collection de pieds devant l’autre. Alors ce matin, on a senti qu’on était sur de la légèreté. Ça s’est un peu gâté par la suite mais dans l’ensemble, je crois qu’on détricote  nos muscles dans le bon sens.
C’était si chouette ce matin que la triplette fille s’est autorisée à se perdre, un moment d’inattention en même temps et paf on loupe la bifurcation.
Notre punition, 2 kms supplémentaires au compteur.
J’suis même pas sûre que ça nous serve de leçon.
Étape tout de même très joyeuse, la fatigue nous fait rire d’un rien, toujours de p’tits bouts de rencontres, et des lignes droites de maïs à n’en plus finir.
Maïs est devenu un gros mot pour nous 4 et jamais plus nous n’en mangerons !
Sur le plan des cépages, après celui de l’armagnac, celui du St Mont, nous avons vignifié du Tursan.
Ce billet est écrit au bord d’une piscine entourée de champs de maïs mais ce soir je les regarde avec plus de sympathie.
N’allez surtout pas croire que nous menons des vies de princes sur le Chemin…c’est un pur hasard 2 soirs de suite…ça ne va pas durer.
Ma photo du jour est une jacotterie (photo d’un coeur au hasard des pérégrinations de mes amis ou moi, nom commun inventé par un krésor toulousain).
Celle là me touche parce trouvé sur le chemin sur une maison qui partait en lambeaux et que je me dis que sur la route on vient  tous un peu essayer de recoller des morceaux de nous.

un commentaire

  1. J’adôre la photo !

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