
1991 est une année charnière et hautement symbolique pour le Top 50. En effet, au mois de juin, le mythique Marc Toescadit adieu aux « p’tits clous » lors d’une ultime émission présentée en direct de Los Angeles. Vous l’avez peut-être oublié, mais c’est le duo Yvan Le Bolloc’h et Bruno Solo qui s’apprête à prendre le relais pour faire vivre le hit-parade.
Mais en ce début d’année, l’ambiance est d’abord au romantisme kitsch. C’est une nouvelle fois le duo de charme de la chanson française, Félix Gray & Didier Barbelivien, qui s’empare de la tête des charts avec leur ballade sirupeuse à souhait, « Il faut laisser le temps au temps ». Un conseil qui ne sera pas vraiment suivi d’effet, puisqu’ils ne resteront finalement que deux petites semaines au sommet…
Du mystère germanique au vent de l’histoire

C’est ensuite avec « Sadeness part 1 » que Michael Cretu (par ailleurs producteur de Sandra) truste la première place du classement pendant 5 semaines grâce à l’ovni musical et album-concept Enigma.

Attention, c’est du très lourd qui débarque en mars : les Scorpions et leur hymne intergénérationnel « Wind of Change »passent 7 semaines au top, sifflant aux oreilles de la planète entière. Il faudra toute la puissance de feu de Mylène Farmeret de son inoubliable « Désenchantée » pour que la couronne change enfin de tête. Et quelle couronne : l’icône rouge et rousse la gardera jalousement pendant 9 semaines !
L’été des rigolos et des records

L’été, saison traditionnellement plus légère, voit débarquer dans le Top 50 les humoristes stars du petit écran. Pour commencer, Les Inconnus frappent fort avec « Auteuil, Neuilly, Passy » et squattent 4 semaines la première place.
Mais celui qui va décrocher le Graal en devenant Single de platine et meilleure vente de l’année 1991 n’est autre que… Vincent Lagaf’ avec « La Zoubida ». Face à un tel triomphe, toute analyse rationnelle étant totalement impossible, il ne reste plus qu’à s’incliner et à constater les dégâts !
De l’automne enflammé aux larmes d’adolescentes

Il faut attendre l’automne pour voir pointer le Canadien Bryan Adams avec ce qui est sûrement son plus grand succès, « (Everything I Do) I Do It for You », qui plane 8 semaines au Top.
Et puis… Patriiiiiiiick ! Le 7 décembre 1991 marque la naissance d’un phénomène juvénile puissance 1000. Avec « Qui a le droit », Patrick Bruel s’installe au sommet du Top 50 pendant 7 semaines, et dans le cœur des ados pour l’éternité (ou presque).