A partir du milieu du XVIIIe siècle, l’intensification des activités sur le fleuve aboutit à une forme de saturation. Les conflits, arbitrés par le prévôt des marchands, se multiplient. Les commerçants déplorent de devoir attendre si longtemps pour mettre à quai le bateau qu’ils louent.
Autre facteur d’exaspération : le montant des baux de location des emplacements sur le fleuve.
L’incompatibilité entre les activités économiques et l’intérêt nouveau pour l’hygiène et l’esthétique urbaine conduit à réduire l’encombrement du fleuve. Grâce à un réseau de canaux conçu au début du XIXe siècle, le trafic fluvial se déporte au nord de Paris, faisant perdre à la Seine son rôle économique de premier plan. Pourtant, le fleuve et ses berges restent un espace de loisirs et de fêtes toujours aussi attirant.
En bordure de fleuve, le Champs-de-Mars est le site de prédilection des expositions universelles qui se tiennent à Paris à partir de 1855. Plusieurs milliers d’exposants venus des coins du monde affichent leur production artistique, industrielle et scientifique. Les berges de Seine se couvrent d’architectures éphémères, palais de l’industrie ou pavillons de pays invités.
Les bateaux-mouches font leur apparition lors de l’Exposition universelle de 1867. Le succès est immédiat : près de 3,5 millions de voyageurs circulent sur la Seine en 1867.
Ce mode de transport connaît un engouement considérable jusque dans les années 1930, où il subit la concurrence du bus et du métro.
La première traversée de Paris à la nage est organisée en 1905 par le journal L’Auto, grand quotidien sportif. Suite au succès rencontré – 500 000 spectateurs – la manifestation devient un rendez-vous estival jusqu’en 1936. Fortement médiatisée, l’opération perd de son caractère sportif pour devenir une fête populaire.
La semaine prochaine la Piscine Deligny et les quais de Seine aujourd’hui