Voici un coup de coeur que j’ai décidé de vous faire partager, ce n’est pas un des derniers best sellers de la saison litéraire mais une réédition d’un livre paru en1929 et qui lors de sa sortie obtint "Le prix du premier roman". Ce fut son unique oeuvre car ensuite il entama une carrière dans l’enseignement et il ne publia plus rien. Son nom ? Emmmanuel Robin, vous connaissez ? bravo, car moi je l’ai découvert par hasard. Dans ce roman "un adolescent désoeuvré vit entre une mère résignée et effacée et un père brutal dont chaque regard est un reproche ou une condamnation.
A la mort de sa mère, il s’enfuit et se jete dans la vie comme d’autres dans le vie pour, qui sait, trouver une place où il pourra exister, enfin accepté, compris et aimé. Mais le monde n’est pas plus indulgent, ni plus compréhensif que ses parents. C’est ce sentiment de rejet, d’exclusion qui va le conduire jusqu’au geste ultime.
Publié dix ans avant La Nausée de Sartre et quinze ans avant l’étranger de Camus, ce livre d’une noiceur sans mélnage, écrit dans la langue la plus nue, la plus nécessaire, apparait avec le recul – et après un long oubli – comme le premier en date des grands romans "existentiels" du XXe siècle.