Deuxième étape dans le Marais poitevin, après le tourisme un peu d’histoire, ou vous allez découvrir que cet endroit idyllique aurait pu sans les travaux d’assèchement devenir un vaste marécage insalubre.
Le Marais poitevin s’étend sur 55000 ha divisé en deux parties forts différentes : le « Marais mouillé » et le « Marais desséché ».
Le Marais mouillé couvre 15000 ha la végétation est abondante, chaque pièce de terre est entourée par des chemins d’eau qu’on appelle : conches, rigoles, fossés. Les principales ressources : Elevage, industrie du bois, agriculture, tourisme.
Le Marais desséché couvre 40000 ha très peu de végétation, et d’innombrables voies d’eau.
La Sèvre Niortaise prend sa source à Frombedoire commune de Sepvret, tout près de la Mothe Saint Héray et se jette dans l’océan atlantique dans l’anse de l’aiguillon.
La Venise verte occupe l’emplacement de l’ancien golfe du Poitou, ce golfe s’est bouché lentement par des dépôts argileux apportés par la mer. L’argile ainsi déposée constitue le sous-sol, Les Maraichins l’appellent le bri.
Dans ce golfe, il y avait des îles sur lesquelles se sont installés les premiers habitants.
Henry IV et son ministre Sully, qui avaient séjourné dans le Marais pendant les guerres de religion, firent appel à des spécialistes Hollandais qui avaient drainé les polders de leur pays. Le 8 avril 1599, le Roi Henry IV signe la première ordonnance autorisant l’assèchement. Les premiers travaux commenceront en 1607.
Les premiers se situent à l’embouchure de la Sèvre Niortaise ou a été réalisée la ceinture des Hollandais. La main d’œuvre fut fournie par les Moines des abbayes de la région.
En 1808, le 29 mai Napoléion 1er signe le décret réglementant la navigation sur le Sèvre Niortaise.
En 1833, une ordonnance du Roi Louis Philippe crée la Société des « Marais Mouillés » à laquelle adhèrent obligatoirement les propriétaires des terrains. Ceux ci versent une contribution annuelle et la Société reçoit des subventions de l’Etat et des départements (Deux-Sèvres, Vendée, Charente Maritime). L’argent recueilli chaque année sert à entreprendre tous les travaux nécessaires pour une meilleure mise en culture du Marais.
Progressivement, les canaux existants ont été approfondis et élargis, de nouveaux canaux ont été creusés.
Demain nous ferons une dernière étape dans le marais poitevin , c’est la gastronomie qui sera à l’honneur.