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| Attraction : Paris 0-province 1 | |||
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Bouchons, pollution, coût de l’immobilier… Paris fait fuir. Entre 1990 et 1999, si 870 000 nouveaux Franciliens ont emménagé (essentiellement des actifs en début de carrière), 1,44 million se sont échappés de la région parisienne. La moitié avaient entre 30 et 49 ans. Quelle mouche les pique donc ? Souvent l’arrivée d’un enfant, pour des parents à la recherche d’un logement plus spacieux. Autres candidats au départ : les retraités, en quête d’un cadre de vie plus agréable. Pour aller où ? Au soleil, bien sûr ! L’Insee relève une croissance démographique particulièrement forte dans les régions du sud : Aquitaine, Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur (Paca) et Corse. Le littoral atlantique (Bretagne, Pays de la Loire et Poitou-Charentes) est également très prisé. De façon générale, les migrations s’amplifient vers les espaces ruraux. Entre 1999 et 2004, par tranche de 10 000 habitants, les villes ont perdu chaque année 143 résidents en moyenne au profit des couronnes périurbaines, et 65 se sont « évadés » vers les espaces à dominante rurale. Une tendance très liée au boom immobilier : les ménages, en quête d’un logement à des prix abordables, habitent de plus en plus loin des pôles urbains et de leur lieu de travail. Comment concilier emploi et cadre de vie agréable ? Certains n’hésitent pas à s’imposer l’aller-retour quotidien ou hebdomadaire entre Paris et province. Merci au TGV qui met Lille et Tours à une heure de la capitale, Rennes et Lyon à 2 heures, Marseille et Bordeaux à 3 heures, et Strasbourg à 2 h 20 en juin 2007… L’emploi local accuse de fortes disparités régionales. Les Pays de la Loire affichent ainsi un taux de chômage inférieur à 10 %, contre 16 % en Languedoc-Roussillon et 14 % en Paca ! Mais les PME se développent dans ces régions à fort pouvoir d’achat, et les grands groupes commencent à s’y délocaliser pour profiter de coûts fonciers plus faibles… Le match Paris-province n’est donc pas terminé. | |||