Une terre ou il n’y a plus d’énergie, plus de végétation et plus de nourriture ! Ce n’est pas un documentaire actuellement projeté à Copenhague mais un roman de Cormac McCarthy qui viens d’être adapté à l’écran par John Hillcoat avec dans le rôle principal Viggo Mortensen (révélé au grand public par le seigneur des anneaux !!). Voici donc le résumé d’un film qui sans nul doute vous dérangera, vous bouleversera peut-être mais ne vous laissera en tout cas pas insensible.
« Il y a maintenant plus de dix ans que le monde a explosé. L’humanité est retournée à la barbarie, et les derniers survivants rôdent sur une planète dévastée. Parmi eux, un homme et son fils. »
Ce road-movie macabre et dangereux, puisque le canibalisme est quasiment devenu la seule porte de sortie est surtout le prétexte pour un fils et son père de se connaître sur la route qui va les mener jusqu’à l’océan, terre promise ou espérée vers un monde meilleur.
Pour les plus septiques craignant un torrent de sentiments et des longues tirades larmoyantes, ici nous sommes en retenue, les sentiments se devinent plus qu’ils ne se
disent…Le début du film pourrait même laisser craindre un film ennuyeux, ce qui n’est nullement le cas…la lumière du film est comme le film très gris et elle accentue le malaise qui règne tout au long du film, car ici nous ne sommes pas dans un futur lointain…nous sommes aujourd’hui et même si cela nous semble impossible, cette catastrophe climatique est dans l’air du temps….
La force du film est de nous imposer cette situation, vous n’aurez pas l’explication sur cette « fin du monde » c’est aussi la force du film se concentrer sur cette histoire père-fils sans se perdre dans des digressions qui auraient sans doute fait perdre la force de ce duo.
Il faut évidemment saluer l’acteur qui joue le rôle du fils – Kodi Smit-Mc Phee – sans oublier la mère Charlize Theron (que vous découvrirai dans les quelques flashbacks du début).
Voici un film très gris, porté par d’excellents acteurs….Je vous le recommande pour la leçon de vie et de courage.