Ce roman est le dernier volet d’une trilogie qui avait commencé avec Les hirondelles de Kaboul puis L’attentat, à chaque fois il est question du dialogue de sourd qui oppose l’occident et l’Orient. Cette fois encore nous sommes plongés dans un quotidien qui nous est si familier et si lointain en même temps. En voici un résumé « Kafr Karam. Un petit village aux confins du désert irakien. On y débat devant la télévision, et surtout on s’y ennuie, on attend, loin de la guerre que viennent de déclencher les Occidentaux et qui embrasse le reste du pays. Mais le conflit, avec son lot de brutalités, d’incompréhensions et de bavures tragiques va finir par rattraper cette région où la foi, la tradition et l’honneur ne sont pas des mots vides de sens. ET quand une nouvelle humiliation vient profaner ce qu’un bédouin a de plus sacré, alors s’ouvre le temps de la colère et de la riposte. Une vengeance terrible, sans merci, car désormais seul le sang pourra laver ce qui a été souillé…Yasmina Khadra nous délivre petit à petit son message, nous montrant les horreurs de cette guerre, nous obligeant à nous poser les mêmes questions que le personnage principal…La banalité de la violence cache chaque fois des drames personnels, que les journaux ne peuvent décrire..Cette guerre qui dure depuis 6 ans est un fiasco total, la guerre civile remplace petit à petit la guerre militaire et les blessures tellement ouvertes qu’il faudra plusieurs générations pour les refermer. Bush s’en va laissant un cadeau empoisonné à Obama qui ne pourra malheureusement que limiter la casse..Le retrait des Etats Unis pouvant malheureusement supprimer le peu de stabilité qu’il reste dans les pays de la région…même les pays non –engagés dans cette guerre subissent les conséquences de cette guerre économique et qui va coûter très cher aux USA (déficit record) et rapporter si peu aux amis pétroliers de Mr Bush. Georges Bush pensait régler la question en quelques semaines comme son père avec la guerre du golf..mais l’histoire ne se répète pas elle évolue…C’est pour toutes ces raisons qu’il faut lire ce roman pour ne pas oublier qu’ américains ou irakiens personne ne sortira vainqueur de ce bourbier….